À propos de l’édition

De BanG Dream! et des limites des possibilités de conception

Les joueurs de Weiss Schwarz du monde entier craignent tous que Bushiroad finisse par être à court d’idées pour continuer à ajouter des cartes au catalogue plus qu’étendu de leur jeu préféré. Mais ce jour n’est pas prêt d’arriver ! Souhaitons tous la bienvenue à BanG Dream! Vol.2, basée sur la deuxième saison de l’anime BanG Dream!, dans son édition anglaise !

Les nouveaux enf—euh… les nouvelles filles du quartier

Alors que tout le monde ne parle plus que de la Trigger Choice, on pourrait facilement oublier l’ajout du sixième groupe de BanG Dream! (septième, pour les puristes qui prennent Glitter Green en compte), RAISE A SUILEN, à Weiss Schwarz. Mais les concepteurs du jeu ont réussi à les rendre plutôt intéressants en définissant clairement leur identité mécanique en tant que groupe qui cherche à « accelerate à tout prix », grâce à des effets qui ne sont pas sans rappeler les effets signatures d’Accel World.

Pour ceux qui souhaiteraient construire un deck RAISE A SUILEN, les options restent évidemment relativement limitées, comparées aux autres formations, plus « anciennes », mais des cartes telles que "Supreme Music" Lock ou Cheerful Smile, Pareo sont suffisamment puissantes pour qu’il puisse être intéressant de construire un deck autour d’elles. De toute façon, c’est de BanG Dream! qu’on parle ; une nouvelle édition sortira avant qu’on ait eu le temps de dire ouf.

Tant qu’on parle d’identité mécanique, le thème sous-jacent de cette édition semble être de vouloir renforcer chaque groupe, en offrant un soutien abondant à leurs caractéristiques distinctives :

  • "Music of Smiles" Kokoro Tsurumaki est à la fois un finisher terrifiant ainsi qu’un excellent moyen de solidifier HelloHappyWorld’s dans son statut de groupe cherchant à « exploiter les triggers à tout prix », de par sa capacité à manipuler le dessus du deck. Elle récompense également les joueurs les plus talentueux capables de se souvenir des cartes qui ont fini dans le stock. Choice est évidemment la trigger parfaite pour ce combo, grâce à la versatilité qu’elle apporte.
  • Afterglow a toujours été le groupe Alarm, qui est une caractéristique très distinctive étant donné que cette mécanique est de moins en moins représentée dans les éditions les plus récentes. Avec un peu de chance, "Our Music" Himari Uehara et "Full of Spirit" Tomoe Udagawa suffiront pour voir naître un deck qui misera tout sur l’Alarm.
  • Il faut une très bonne raison pour jouer 4 couleurs dans le même deck, et c’est précisément pourquoi les cartes de couleur les plus intéressantes de Pastel Palettes sont depuis toujours poussées à l’extrême. "Interweaving Music" Hina Hikawa est le dernier ajout apporté à cette longue tradition de cartes très risquées à jouer mais qui peuvent vous rapporter gros, en offrant des versions strictement améliorées d’effets puissants et populaires à ceux qui seront assez courageux pour se lancer dans la création d’un deck de ce genre. Est-ce que ça vaut le coup ? Difficile à dire. Mais est-ce que c’est fun ? Ah oui, carrément.
  • On ne sait pas vraiment quand exactement les events sont devenus si importants pour Poppin’ Party, mais quand une commune aussi inoffensive que Practice Interval, Kasumi Toyama a pour effet de vous faire aller jeter un œil à tous les events de l’édition, vous commencez à réaliser à quel point ils sont devenus essentiels. Il y a déjà eu des events jouables (et parfois incroyablement bons) dans les couleurs de Poppin’ Party dans chaque édition BanG Dream!, et plusieurs personnages du groupe se synergisent avec les events ou les utilisent pour leurs effets. "Music of Bonds" Tae Hanazono mentionne explicitement les events dans sa boîte de texte, et ce n’est pas une coïncidence. De par son effet en lui-même, qui accorde à votre adversaire le choix de décider de la carte que vous obtiendrez, cela ne semble a priori pas idéal, mais c’est toujours un plus, et un contrôle des triggers est toujours bienvenu.
  • L’identité mécanique de Roselia doit forcément être le fait d’avoir des cartes ridiculement fortes en elles-mêmes, ce qui expliquerait comment "Unwavering Music" Yukina Minato a fini par être imprimée, combinée avec les climax combos les moins intéressants, tels que le peu inspiré "Unwavering Music" Sayo Hikawa. Plus sérieusement, Roselia peut se vanter d’avoir certaines des cartes les plus puissantes jamais créées, ce qui signifie qu’il doit être très difficile de créer de nouveaux effets intéressants sans mettre à mal la balance du jeu.

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